Comment anticiper la perte de revenus induite par le passage en retraite ?

Anticiper la perte de revenu à la retraite

Partir à la retraite peut être synonyme pour certains d’érosion, voire de baisse du pouvoir d’achat selon leur situation personnelle ou le dispositif de retraite auquel ils sont rattachés. L’adaptation permanente du système de retraite en France incite les futurs retraités à anticiper pour s’éviter quelques désagréments financiers. Quel est le niveau de vie actuel des retraités ? Quelles sont les solutions pour maintenir son niveau de vie à la retraite ? Toutes vos infos retraite ici.

Retraite : l’inquiétude des Français

46 %, c’est le pourcentage de Français qui disent être inquiets vis-à-vis de l’évolution du système de retraite en général selon une enquête de la Caisse des Dépôts. 8 sondés sur 10 doutent même de sa pérennité. Les Français pensent percevoir une pension de retraite faible (72 % des actifs) et ne pas être en mesure de pouvoir financer avec leur unique pension de réversion leur hébergement en maison de retraite (90 % des actifs).

Une étude OpinionWay/Agirc-Arrco publiée en novembre 2017 corrobore cet état des lieux : 40 % des personnes interrogées prétendent ne pas être certaines de bénéficier d’une pension de retraite. Ce sondage montre que 35 % des moins de 35 ans préparent déjà leur perte de revenus à la retraite par le biais d’une acquisition immobilière ou l’alimentation d’un contrat d’assurance-vie.

Que perçoivent les retraités ?

Dans son édition 2018 « Les retraités et les retraites », la Direction de la recherche, des études et des statistiques (DREES) indique que le montant moyen de la pension de droit direct d’un retraité français, quel que soit le régime de retraite, est de 1 361 € nets. En 2016, le nombre de retraités en France atteint 16,1 millions de personnes.

Parmi elles, 553 000 touchent l’allocation minimum vieillesse, également appelée l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa). Accordée sous conditions de ressources aux plus de 65 ans, cette aide constitue un mécanisme complémentaire pour celles et ceux qui ont de très faibles pensions de retraite faute d’un nombre de trimestres validés suffisants pour disposer d’une retraite à taux plein. Elle s’élève à 833,20 € / mois maximum pour une personne seule et 1 293,50 € / mois maximum pour un couple.

Bon à savoir : le gouvernement a prévu de fixer l’Aspa à 903 € / mois en 2020 grâce à trois revalorisations successives.

Les retraités ayant cotisé durant leur période d’activité ont également droit au minimum contributif de la retraite générale. Ce montant de retraite est établi à 7 615,94 € / an en 2018 (634,66 € / mois). Si la personne retraitée affiche 120 trimestres cotisés, elle peut prétendre à la majoration du minimum contributif qui atteint alors 8 322,13 € / an (693,51 € / mois).

Un niveau de vie de retraités en baisse dès 2025

Les autres revenus d’un retraité sont les retraites complémentaires (AGIRC et ARRCO), les pensions de réversion en cas de veuvage mais aussi le capital des contrats de prévoyance, des produits d’épargne et de placements financiers.

Néanmoins, le Conseil d’orientation des retraites (COR), dans son rapport publié en décembre 2015, a souligné le fait que le niveau de vie des retraités diminuerait dès 2025, devenant inférieur à celui des actifs en 2040.

Cette évolution est due à l’indexation des retraites sur les prix et non plus sur les salaires. Autre élément : la baisse des taux de remplacement, soit le rapport entre les anciens revenus et la retraite perçue. Pour un agent hospitalier, il est de 40 % en moyenne, d’où l’urgence de souscrire une assurance prévoyance.

Calcul de retraite : anticiper les coûts liés à la dépendance

Le départ en retraite combine perte directe de revenus et hausse des besoins. Connaître à l’avance le niveau de retraite auquel chacun a droit est incontournable (relevé de carrière, demande de retraite anticipée, points de retraite, droits à la retraite, surcote/décote, etc.).

Vieillir engendre de nouvelles dépenses, et nul n’est à l’abri d’un accident ou d’une maladie provoquant une situation d’invalidité, voire un décès. La sarcopénie, syndrome gériatrique définissant une perte naturelle de masse avec l’âge, en est une parfaite illustration. La détérioration des performances physiques nécessite à terme un accompagnement au quotidien, et l’installation d’équipements adaptés dans le logement.

La Garantie Protection Avenir est une solution qui permet de faire face à ces nouvelles dépenses liées à une invalidité ou un décès grâce au versement du capital assurance décès-invalidité.

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