Tout savoir sur l'assurance-vie et l'assurance décès

La différence entre une assurance décès et une assurance vie

L’assurance-vie et l’assurance-décès sont souvent confondues. Mais si les deux permettent la transmission d’un capital, leurs modes de fonctionnement sont très différents.

L’assurance-vie est en effet un produit d’épargne et de placement.

En souscrivant un contrat d’assurance-vie, le contractant souhaite se constituer une épargne à long terme pour financer un projet, ou encore percevoir des revenus réguliers et préparer sa retraite en protégeant et valorisant son capital. A tout moment, il dispose librement de son contrat. Il peut verser une prime unique ou alimenter le contrat périodiquement, par des versements libres. A l’échéance du contrat ou au décès du contractant, l’assureur verse au contractant ou au(x) bénéficiaire (s) désigné (s), le capital correspondant aux sommes versées auxquels s’ajoute les intérêts capitalisés.

L’assurance-décès est un contrat de prévoyance

Elle protège financièrement ses proches ou ses bénéficiaires en cas de décès. Le souscripteur d’une assurance-décès cotise à un contrat en versant une prime unique ou des versements périodiques (mensuels, trimestriels). En cas de décès en cours du contrat, le ou les bénéficiaires perçoivent un capital qui aura été déterminé lors de la souscription du contrat. Il s’agit donc d’un contrat de prévoyance, qui peut se révéler utile notamment si le conjoint ne travaille pas.

Dans les faits, de nombreux particuliers souscrivent une assurance décès sans le savoir ! Par exemple, lors de l’acquisition d’un bien immobilier à crédit, le prêt est presque toujours assorti d’une assurance décès invalidité incapacité de travail (DIT). Si l’emprunteur décède avant d’avoir remboursé tout le crédit, les sommes restantes seront à la charge de l’assureur.

Selon les contrats, l’indemnisation en cas de décès peut être versée en cas d’accident ou de maladie (à condition de ne pas être déjà malade au moment de la souscription).

Certains contrats peuvent aussi inclure une rente éducation qui permet, en cas de décès ou invalidité du souscripteur, d’assurer le versement d’un capital afin que ses enfants puissent terminer leurs études.

Bon à savoir : la cotisation à une assurance-décès est versée à fonds perdus. Si l’assuré résilie son contrat, il ne récupèrera pas son capital, contrairement à l’assurance-vie qui reverse le capital épargné en cas de résiliation. De même si le décès ne survient pas durant le contrat, les sommes versées ne sont pas non plus restituées. L’assurance-décès n’est pas un placement.

Le montant de la cotisation dépend du capital assuré, mais aussi de l’âge du souscripteur et de son état de santé (fumeur ou non). Plus vous êtes jeunes et moins le coût sera élevé.

Point commun à l’assurance-vie et à l’assurance-décès : une fiscalité favorable

La fiscalité de l’assurance vie en fait un produit particulièrement attractif pour qui veut avantager un bénéficiaire qui n’est pas un de ses descendants directs. Les règles du jeu ont été durcies à plusieurs reprises dans le passé. Mais dans tous les cas, les sommes investies avant 70 ans bénéficient d’un traitement préférentiel : en effet, chaque bénéficiaire désigné peut ainsi recevoir 152 500 € sans impôts à payer. Au-delà de cet âge, les avantages fiscaux sont nettement diminués.

Pour l’assurance-décès, le capital décès versé aux bénéficiaires n’est en règle générale pas soumis aux droits de succession.

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